L’Ukraine Se Prépare À Tous Les Scénarios Alors Que La Russie Hésite Sur L’Accord De Cessez-Le-Feu

Mar 22, 2025
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Aujourd'hui, nous allons examiner comment la guerre en cours entre l’Ukraine et la Russie est arrivée à un tournant critique à travers des négociations diplomatiques indirectes. Cependant, les profondes divergences entre les lignes rouges fixées par chaque camp rendent tout accord potentiel extrêmement difficile, l’impasse créant un fossé presque infranchissable et rendant un véritable accord de paix improbable.

La position de l’Ukraine dans les négociations repose sur un refus absolu de toute concession territoriale, de la reconnaissance du contrôle russe sur les terres annexées et de l'affaiblissement de ses capacités de défense. Ces lignes rouges sont ancrées dans l’expérience historique de l’Ukraine et dans les preuves indéniables que la Russie n’a aucune intention de respecter un accord de bonne foi.

Tout d’abord, l’Ukraine refuse de reconnaître la domination de facto de la Russie sur ses territoires, y compris la Crimée, ainsi que les oblasts de Kherson, de Zaporizhzhia, de Donetsk et de Louhansk. Elle a clairement indiqué qu’elle ne se retirerait d’aucun territoire actuellement sous son contrôle et qu’elle ne négocierait pas les droits des millions d’Ukrainiens vivant sous occupation russe.

Deuxièmement, l’Ukraine insiste sur la nécessité de maintenir une armée forte et sans restrictions afin de dissuader toute agression future. Réduire ses capacités militaires la rendrait vulnérable. Les responsables ukrainiens estiment qu’une force militaire professionnelle d’au moins 500 000 soldats, équipée d’armes modernes, est le seul gage d’une sécurité à long terme.

Troisièmement, l’Ukraine exige le droit de rejoindre l’OTAN et l’Union européenne sans que la Russie puisse opposer son veto. Selon les responsables ukrainiens, permettre à la Russie d’avoir son mot à dire sur les arrangements sécuritaires du pays reviendrait à abandonner sa souveraineté.

L’Ukraine demande également le retour de plus de 20 000 enfants ukrainiens enlevés, la libération des civils détenus par la Russie et la fin de la politique de passeportisation forcée et des camps de rééducation, témoignant ainsi de la crise humanitaire en cours. Enfin, elle réclame des garanties occidentales pour que tout accord de cessez-le-feu soit appliqué, par le biais de patrouilles aériennes et navales, du partage de renseignements et d’une assistance militaire rapide en cas de violation des termes.

De son côté, la Russie cherche à sécuriser ses revendications territoriales, à affaiblir l’Ukraine et à empêcher son intégration dans les institutions occidentales. L’Ukraine devrait reconnaître officiellement la souveraineté russe sur plusieurs régions, se retirer de certains territoires et abandonner des villes peuplées de millions d’Ukrainiens à l’annexion russe.

La Russie exige des garanties que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN et interdit toute présence militaire étrangère sur son territoire. Cette position s’aligne sur les exigences russes d’avant-guerre, incluant la limitation des capacités militaires ukrainiennes, la réduction de ses forces armées et l’arrêt total de l’aide militaire occidentale.

Les responsables russes continuent aussi de réclamer un changement de régime à Kyiv, considérant le gouvernement actuel comme illégitime et trop pro-occidental. Cela suggère que l’objectif à long terme de la Russie reste le démantèlement de la souveraineté ukrainienne plutôt que des négociations sincères.

Le principal obstacle à un accord de paix est que la Russie exige en réalité la capitulation de l’Ukraine. Accepter ces conditions reviendrait pour Kyiv à abandonner sa population à un régime hostile, à la répression et aux crimes de guerre. Cela exposerait également le pays à de futures attaques, la Russie ayant violé plus de 25 cessez-le-feu en Ukraine depuis 2014.

À cela s’ajoute la frappe menée mardi soir, où la Russie a tiré plusieurs missiles balistiques et près de 150 drones sur l’Ukraine, quelques heures seulement après avoir accepté un cessez-le-feu partiel. Cette attaque a coupé l’électricité à Sloviansk, endommagé deux hôpitaux à Soumy et blessé plusieurs civils à Kyiv.

Face à cet historique, les responsables ukrainiens et l’opinion publique n’ont aucune raison de faire confiance aux promesses russes. De plus, les services de renseignement occidentaux estiment que tout cessez-le-feu ne serait probablement qu’une pause temporaire permettant à la Russie de se réorganiser avant de reprendre la guerre.

En définitive, les lignes rouges de l’Ukraine et de la Russie restent irréconciliables. L’Ukraine se bat pour préserver sa souveraineté, tandis que la Russie cherche à la démanteler. Tout accord satisfaisant les exigences russes équivaudrait à un suicide pour l’Ukraine, tandis qu’un accord sur les termes de Kyiv serait perçu comme une défaite pour Moscou. En conséquence, la guerre devrait se poursuivre, chaque camp cherchant à renforcer sa position avant d’éventuelles négociations sérieuses. Convaincue de pouvoir encore gagner du terrain, la Russie tentera probablement d’étendre son contrôle territorial ou de rompre tout futur cessez-le-feu après une phase de réorganisation.

De son côté, l’Ukraine, consciente qu’un mauvais accord ne ferait qu’inviter de nouvelles invasions, refusera toute tentative de compromis forcé.

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